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Jour 1 : Paris - Béchar Paris : accueil à l'aéroport et envol pour Béchar (avec correspondance). Nuit à Béchar.
Jour 2 : Béchar - Béni Abbès Le ksar aux rues couvertes extrêmement curieuses est l'une des splendeurs de Béchar. Sa palmeraie, au milieu des dunes derrière lesquelles la chaîne mauve du djebel Béchar forme un admirable décor, compte plus de 20 000 pieds et on peut la visiter en partant de l'ancienne église, par une rue en pente raide qui conduit aussi à l'oued. Route pour Taghit. À 93 km au sud de Béchar, Taghit est une des plus belles oasis du Sahara, véritable nid de verdure à la lisière du grand erg occidental. Les maisons de couleur rouge se serrent dans le creux de la palmeraie, dominée par le ksar érigé sur un éperon rocheux se détachant sur le fond doré des dunes du grand erg. À Taghit, tout est harmonie de formes et de couleurs. Douceur et fraîcheur sont les privilèges de ce lieu choisi il y a des millénaires comme centre d'une florissante civilisation néolithique. Les silex taillés, abondants dans la région, attestent une grande densité de population dans ces lointaines époques préhistoriques. Continuation pour Béni Abbès et nuit.
Jour 3 : Béni Abbès - Timimoun Journée dédiée à la visite du vieux ksar de Béni Abbès. Charles de Foucauld s'est installé à Béni Abbès après avoir été ordonné prêtre en 1901. Dressée sur la rive gauche de la Saoura, Béni Abbès est une des plus attrayantes oasis de "la rue des palmiers". Les maisons sont étagées sur le versant oriental d'une gara, la Ghar Arba, d'une grande pureté. Comme Taghit, Béni Abbès fut un des lieux sahariens des civilisations paléolithique et néolithique. L'oasis actuelle remonte probablement au XIe siècle. Un peu plus loin, dans un creux du terrain, se trouve l'ermitage que le Père de Foucauld érigea lui-même. Il y vécut pendant quatre ans, avant d'aller, en 1905, s'établir définitivement dans le Hoggar. Messe à l'ermitage. Rencontre avec les Petits Frères et Petites Surs de Jésus. Départ pour Timimoun par le Grand Erg occidental. Timimoun est bâtie sur le ressaut septentrional du Tademaït. Elle est séparée des grandes dunes par la palmeraie et la sebkha. Le dessèchement date de quelques centaines d'années : des noms de villages aux assonances maritimes attestent encore d'une époque où l'on naviguait sur le lac. Nuit à Timimoun.
Jour 4 : Timimoun - El Goléa Départ pour El Goléa. La ville dominée par les ruines de son vieux ksar d'où l'on découvre toute la palmeraie et la contrée environnante. De nombreuses koubbas, de toutes formes et de toutes dimensions, agrémentent le pied du vieux ksar et l'oasis de leurs silhouettes curieuses. L'agglomération ancienne est composée de maisons en terre qui rappellent par leur forme et leurs dimensions les tatas du Mali. À 2 km environ, près de l'ancien village chrétien de Saint-Joseph, prière au tombeau de Charles de Foucauld. Messe à l'église de Bel Bachir, première église du Sahara, consacrée en 1938. Nuit à El Goléa.
Jour 5 : El Goléa - Ghardaïa Départ pour Ghardaïa. La capitale du M'Zab fut édifiée au XIe siècle, d'après la légende, par Sidi Boug Demma qui épousa Daya, la femme solitaire. Bâtie au pied des montagnes qui dominent le flanc sud de la vallée de l'oued M'Zab, Ghardaïa offre la forme d'une pyramide. Elle est renommée pour son système d'irrigation, pour son artisanat et surtout pour ses monuments dont la magnifique mosquée, au minaret d'inspiration soudanaise. Le marché est un véritable musée à ciel ouvert et l'un des plus pittoresques de l'Algérie ; il se déroule sur une place entourée de portiques en arcades où sont installées les boutiques des artisans. Nuit à Ghardaïa.
Jour 6 : Ghardaïa - Tamanrasset Rencontre avec les Pères Blancs. Découverte de la ville de Béni Izguen, dont le nom signifie "les fils de ceux qui détiennent la foi". Béni Izguen se dresse sur la rive droite de l'oued M'Zab, entourée de remparts et fermée de deux portes. La ville a gardé, depuis sa création, une fonction religieuse. Transfert à l'aéroport de Ghardaïa et envol pour Tamanrasset. Arrivée à Tamanrasset et nuit.
Jour 7 : Tamanrasset - Assekrem Départ en 4x4 pour le massif du Hoggar. Continuation pour l'Assekrem. En 1911, Charles de Foucauld demeura cinq mois sur le plateau de l'Assekrem où il voulait prier, poursuivre ses travaux linguistiques (dictionnaire touareg) et rencontrer les Touareg qui nomadisaient aux alentours. Comme un signe dressé sur la montagne et dans le ciel, sa maison (qu'il appelait l'ermitage) est devenue depuis 50 ans le lieu d'une fraternité permanente : une vie de prière et de rencontre avec la multitude des visiteurs, algériens ou étrangers, chrétiens ou musulmans, touristes ou pèlerins. Ascension facile des Tizouygs, puis marche sur le plateau de l'Assekrem qui domine toute la région. Visite et messe à la chapelle du Père de Foucauld : "Résider seul dans le pays est bon, écrivait-il ; on y a de l'action, même sans faire grand chose parce qu'on devient du pays, on est si abordable et si tout petit". Nuit au refuge de l'Assekrem.
Jour 8 : Assekrem - Tamanrasset Au lever du soleil, montée à pied au sommet de l'Assekrem (2710 m) jusqu'à l'ermitage du Père de Foucauld. L'ermitage abrite une petite chapelle et un lieu d'habitation. Retour à Tamanrasset et nuit.
Jour 9 : Tamanrasset Au cur du Sahara, Tamanrasset garde différents souvenirs de Charles de Foucauld. Visite de la Frégate, de l'oratoire qu'il construisit lui-même, du bordj et du fortin à l'intérieur duquel il a été tué le 1er décembre 1916. Rencontre avec un frère et les Petites Surs de Jésus. Découverte du marché de Tamanrasset, rendezvous haut en couleurs de toute la région. Visite des forgerons de Tamanrasset (travail des bijoux en argent). Nuit à Tamanrasset.
Jour 10 : Tamanrasset - Paris Transfert à l'aéroport de Tamanrasset et envol pour Paris (avec correspondance).
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